Admin
Gestion des ressources et mobilisation des recettes- Le Trésor public enregistre des résultats satisfaisants au 1er semestre 2026
La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a fait le bilan de sa gestion du premier semestre de l’année le jeudi 09 juillet 2026 à la salle de conférence de l’Hôtel des Armées, sis au Camp Galliéni, à Abidjan-Plateau.
Après six mois d’exercice, le Trésor Public, selon le Directeur Général, AHOUSSI Arthur, a mobilisé 98, 31 milliards F CFA au titre des recettes fiscales et non fiscales sur une prévision de 49, 64 milliards de F CFA, soit un taux de 198, 04%. « Ce qui représente une performance remarquable dans le cadre de l’optimisation des ressources intérieures en vue du financement du budget de l’État », s’est-il félicité.
Au titre de la dette fournisseur, le montant total de 416, 98 milliards de F CFA qui a été réglé à 2870 fournisseurs et prestataires de services, sur une prise en charge globale de 545,74 milliards de F CFA, soit un taux d’apurement de 76,41%.
Au-delà de ces chiffres liés aux missions du Trésor public, le Directeur Général s’est aussi réjoui des actions d’amélioration au titre des chantiers digitaux, notamment avec le renforcement du déploiement de la plateforme TrésorPay-TrésorMoney, qui enregistre un taux de 74% à fin juin 2026, ainsi que le développement de ses différents modules d’exploitation.
D’autres motifs de satisfaction, tels que l’opérationnalisation de e-CUT, visant l’amélioration de la mise à disposition de la trésorerie et l’accélération du règlement des dépenses de l’État ; la production à date et conformément aux critères de la qualité comptable des balances comptables mensuels et du CGAF 2025 ; le lancement des travaux d’étude prospective sur le Trésor public à l’horizon 2050 ; l’interfaçage entre SIGICI et Asterweb, qui permet désormais de donner une image sincère et complète des dettes et avoirs de l’État, ainsi que la signature d’un partenariat public-privé pour la construction du siège du Trésor public, entre autres, ont également été relevés par le Directeur général.
Bamba M avec Sercom
Trésorpay –Trésormoney - La révolution numérique qui redessine les finances publiques en Côte d’Ivoire
Quand la digitalisation des paiements devient un levier de transparence, de confiance et de souveraineté budgétaire
Chaque fois qu'un citoyen paie des frais d'hospitalisation, s'acquitte des droits d'inscription à un concours administratif ou règle une redevance publique sans manipuler d'espèces, il participe, souvent sans le savoir, à une profonde transformation de l'État. Derrière ces opérations désormais simplifiées se construit une nouvelle administration : plus transparente, plus performante et plus proche des usagers. Avec TrésorPay–TrésorMoney, la Côte d'Ivoire fait de la digitalisation des paiements publics un puissant levier de modernisation des finances publiques, de mobilisation des recettes intérieures et de souveraineté numérique.
Une réforme qui transforme le quotidien des citoyens
Les grandes réformes ne se résument pas toujours à la construction de routes, de ponts ou d'infrastructures monumentales. Certaines prennent forme dans les gestes les plus simples du quotidien. Elles se manifestent lorsqu'un parent règle rapidement les frais de santé de son enfant, lorsqu'un étudiant s'inscrit à un concours en quelques clics ou lorsqu'un usager s'acquitte d'une taxe sans subir de longues files d'attente.
Pendant longtemps, les paiements des recettes publiques ont reposé sur des procédures largement manuelles. Les paiements en espèces dominaient les pratiques, les délais de traitement étaient parfois longs et la traçabilité des opérations demeurait limitée. Cette organisation exposait les administrations à des contraintes opérationnelles et compliquait le parcours des usagers.
Aujourd'hui, cette réalité évolue profondément. À travers TrésorPay–TrésorMoney, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique conduit une réforme qui dépasse la simple innovation technologique. Elle transforme progressivement la manière dont l'État collecte ses recettes, exécute ses paiements et interagit avec les citoyens.
Une infrastructure stratégique au service de l'État
TrésorPay–TrésorMoney n'est pas seulement une plateforme de paiement. Elle constitue désormais une infrastructure nationale au cœur de la transformation numérique des finances publiques.
Sa généralisation, consacrée par le Décret n° 2024-272 du 8 mai 2024, traduit la volonté du Gouvernement de faire de la digitalisation un moteur de modernisation de l'administration, de sécurisation des recettes publiques et d'amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.
Cette ambition s'inscrit pleinement dans les orientations du Plan National de Développement ainsi que du Programme d'Appui au Développement (PAD) 2026-2030, qui placent la transformation numérique parmi les priorités stratégiques de l'État.
Au-delà des outils technologiques, c'est une nouvelle culture de gestion publique qui se met progressivement en place : une culture fondée sur la transparence, la traçabilité, la responsabilité et la performance.
Des résultats qui témoignent d'une réforme en marche
Les performances enregistrées depuis la mise en exploitation de la plateforme illustrent la solidité de cette dynamique.
Depuis 2021, plus de 12,1 millions de transactions de recouvrement ont été réalisées pour un montant cumulé de près de 136 milliards de FCFA. Sur la même période, 2 176 661 bénéficiaires ont reçu des paiements représentant un volume global de 169,5 milliards de FCFA.
Au seul premier semestre 2026, 238 postes comptables ont exécuté des paiements au profit de 395 528 bénéficiaires, pour un montant supérieur à 31,3 milliards de FCFA. Dans le même temps, 143 postes comptables ont enregistré 841 205 opérations de recouvrement, représentant 16,55 milliards de FCFA de recettes.
Ces chiffres ne traduisent pas seulement une performance technique. Ils reflètent une évolution profonde des pratiques administratives et démontrent que la digitalisation est désormais un facteur essentiel de modernisation de l'action publique.
Le Ministère des Eaux et Forêts ouvre une nouvelle étape
La décision du Ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, de généraliser la plateforme de recouvrement électronique à l'ensemble des services de son département constitue une illustration concrète de cette dynamique.
À l'issue d'une phase pilote jugée concluante, cette décision confirme que les solutions numériques peuvent améliorer simultanément la mobilisation des recettes, la transparence des opérations et la qualité du service public.
Le succès de cette expérimentation dépasse le cadre du seul ministère. Il envoie un message fort à l'ensemble des administrations publiques : la digitalisation des paiements devient progressivement un standard de gestion moderne, au service de l'efficacité administrative et de la confiance des citoyens.
Quand les résultats renforcent la confiance
Les réalisations récentes illustrent concrètement les bénéfices de cette transformation.
Le déploiement de TrésorPay–TrésorMoney dans 158 postes comptables des établissements sanitaires publics permet aujourd'hui de sécuriser les recettes hospitalières, de renforcer leur traçabilité et d'offrir aux usagers des modalités de paiement plus simples et plus sûres.
De même, la gestion des droits d'inscription au concours de l'École Nationale des Eaux et Forêts (ENEF) a constitué une démonstration de l'efficacité de la plateforme. Avec 58 532 candidats et 946,95 millions de FCFA mobilisés, les recettes enregistrées sont près de trois fois supérieures à celles des campagnes précédentes.
Ces résultats montrent qu'une réforme numérique bien conduite produit des effets tangibles sur la performance des administrations et la qualité du service rendu aux populations.
Une ambition nationale portée par une vision et des partenariats
Les grandes réformes publiques sont rarement le fruit d'une seule institution. Elles résultent d'une convergence entre une vision politique, une administration mobilisée, des compétences nationales et l'appui de partenaires engagés.
À cet égard, TrésorPay–TrésorMoney illustre la capacité de la Côte d'Ivoire à développer des solutions numériques souveraines en valorisant les compétences locales.
Le partenaire technique BMI Finances, qui a contribué au développement de cette infrastructure, s'inscrit dans la dynamique des entreprises nationales innovantes qui accompagnent la modernisation de l'administration publique. Son expertise démontre que les champions nationaux peuvent jouer un rôle déterminant dans la construction des infrastructures numériques stratégiques du pays.
Cette dynamique est renforcée par l'accompagnement de la Banque mondiale, notamment à travers le Programme d'Appui à la Gestion des Dépenses Sensibles (PAGDS), qui soutient les réformes visant à améliorer la mobilisation des recettes intérieures, la transparence des finances publiques, la digitalisation des services de l'État et la qualité des prestations offertes aux citoyens.
La complémentarité entre la vision du Gouvernement, l'engagement du Trésor Public, l'innovation du secteur privé national et l'appui des partenaires techniques et financiers constitue aujourd'hui un facteur majeur de réussite de cette réforme.
Une responsabilité partagée
La réussite de TrésorPay–TrésorMoney ne dépend pas uniquement de la technologie. Elle repose sur l'adhésion de l'ensemble des acteurs.
Les administrations publiques sont invitées à accélérer leur transformation numérique.
Les postes comptables et les ordonnateurs doivent poursuivre l'appropriation des nouveaux outils.
Les agents publics sont appelés à devenir les premiers ambassadeurs de cette modernisation.
Les citoyens, quant à eux, sont encouragés à adopter les paiements électroniques, qui offrent davantage de sécurité, de simplicité et de transparence.
Chaque acteur contribue ainsi à bâtir une administration plus performante et plus proche des attentes des usagers.
Construire la souveraineté budgétaire de demain
Au-delà des résultats déjà enregistrés, TrésorPay–TrésorMoney ouvre des perspectives considérables.
Son interconnexion progressive avec les systèmes d'information des administrations publiques et les infrastructures régionales de paiement permettra d'améliorer encore la fluidité des transactions, de renforcer l'inclusion financière et de consolider la souveraineté numérique de l'État.
Les défis demeurent réels : accélérer la disponibilité de la monnaie électronique, renforcer les ressources humaines spécialisées, consolider les infrastructures techniques et poursuivre la sensibilisation des utilisateurs. Mais ces défis sont à la mesure de l'ambition portée par cette réforme.
Car la modernisation des finances publiques ne consiste pas uniquement à digitaliser des procédures. Elle vise à instaurer une nouvelle relation de confiance entre l'État et les citoyens, où chaque transaction devient plus rapide, plus sûre, plus transparente et plus facilement traçable.
À travers TrésorPay–TrésorMoney, la Côte d'Ivoire démontre qu'une réforme numérique fondée sur une vision claire, une gouvernance rigoureuse, l'expertise nationale et des partenariats stratégiques peut devenir un puissant levier de développement. Plus qu'une plateforme de paiement, TrésorPay–TrésorMoney est désormais l'un des piliers de la modernisation de l'État et un symbole de la capacité du pays à construire, avec ses talents et ses partenaires, une administration plus efficace, plus responsable et résolument tournée vers l'avenir.
Norbert Kobenan
Trafic illicite de drogues- Côte d'Ivoire Terminal renforce la vigilance de ses collaborateurs
À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, célébrée le 26 juin, Côte d'Ivoire Terminal, concessionnaire du second terminal à conteneurs du Port d’Abidjan a organisé une session de sensibilisation à l'intention de ses collaborateurs afin de renforcer la prévention face aux risques liés au trafic de stupéfiants en milieu portuaire.
Portée par le Groupe AGL, cette initiative constitue une première au sein de Côte d'Ivoire Terminal. Elle s'inscrit dans une démarche visant à faire de cette campagne un rendez-vous annuel dans l'ensemble des terminaux du Groupe.
Animée par des représentants de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale en collaboration avec les équipes de la sureté de Côte d’Ivoire Terminal, la rencontre a permis d'échanger sur les réalités du trafic de drogues, les menaces qui pèsent sur les plateformes portuaires ainsi que les responsabilités des acteurs de la chaîne logistique dans la prévention de ce phénomène.
Les experts ont rappelé que les terminaux portuaires occupent une position stratégique dans le commerce international et qu'ils représentent, à ce titre, des cibles potentielles pour les réseaux criminels. Ils ont également souligné l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire, désormais confrontée non seulement au transit, mais aussi à la consommation de stupéfiants.
Au cours de la session, les collaborateurs ont été sensibilisés aux différentes formes de vulnérabilité auxquelles ils peuvent être exposés dans l'exercice de leurs fonctions. Les intervenants ont insisté sur l'importance d'identifier les comportements inhabituels, de respecter rigoureusement les procédures de sûreté et d'adopter les bons réflexes face à toute situation suspecte.
Les dispositifs internes de signalement mis à la disposition des collaborateurs ont également été présentés. Il s'agit notamment du système d'alerte de la conformité, du numéro d'urgence HSE et du chef de la Sûreté, permettant à chacun de signaler, en toute confidentialité, tout fait préoccupant.
Pour Koen De BACKKER, Directeur Général de Côte d'Ivoire Terminal, cette démarche traduit l'engagement de l'entreprise à renforcer durablement la culture de la vigilance au sein de ses équipes.
« En tant que terminal portuaire, nous sommes pleinement concernés par les enjeux liés au trafic illicite de drogues. Notre objectif est que chaque collaborateur comprenne les risques auxquels il peut être exposé, adopte les bons réflexes et sache qu'il existe des dispositifs de signalement pour agir en toute confiance », a-t-il renchéri.
De son côté, le commissaire Dembelé, Epouse Bamba, responsable de la police anti-drogue du port Autonome d’Abidjan, a rappelé que la lutte contre le trafic de drogues repose également sur la mobilisation des professionnels de la chaîne logistique.
« La lutte contre le trafic de drogues ne relève pas uniquement de l'action des forces de sécurité. Les collaborateurs des plateformes portuaires constituent également des maillons essentiels de la chaîne de prévention. Une simple demande d'information inhabituelle, une tentative d'approche ou le non-respect d'une procédure peuvent favoriser un trafic. La meilleure protection reste la vigilance, le respect des procédures et le signalement immédiat de toute situation suspecte. », a-t-elle rappelé.
À travers cette initiative, Côte d'Ivoire Terminal réaffirme son engagement en faveur de la sécurité, de l'éthique et de la conformité.
B. Mafoumgbé
Transport / Secours aux victimes d'accidentés de la route- Les transporteurs d'Adzopé impatients
M. Diomandé Prince, le président de la Coopérative des transporteurs de la région de la Mé, est impatient de l'installation du Fonds de garantie automobile (Fga), à Adzopé, chef-lieu de Région. Il a exprimé cette impatience, le dimanche 5 juillet 2026 à l'occasion d'une rencontre avec la presse. Mais en prélude à tout propos, Diomandé Prince a, au nom de ses collaborateurs, exprimé sa profonde gratitude au Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara d'avoir mis en selle cette structure et en élargissant surtout ses prérogatives, son champ d'intervention à la prise en charge systématique et immédiate de toutes les victimes d'accidents corporels de la voie publique. A sa gratitude, il a associé Monsieur Patrick Achi, le Président de L’Assemblée nationale. Il a eu une pensée pieuse pour le Directeur général du Fga, M. Maizan Koffi Noël, qui traduit, selon lui, au quotidien la volonté du Président Ouattara de secourir tous les victimes d'accidents. Il s'est cependant dit impatient de l'arrivée de cette structure, arguant qu’Adzopé occupe une place stratégique sur la A1 de l'Est. De cette localité à Abidjan, pas de garantie pour les victimes d’accidents, de même que d'Adzopé à Bouna pas de garantie pour elles non plus, selon l'orateur. A l’en croire, lorsqu'il y a des accidents sur cette A1, c'est le non secours dans les instants qui suivent qui font vite grimper le nombre de morts. D'où, selon lui, l’urgence d'une Unité du Fga à Adzopé.
Koné De Sayara
Envoyé spécial à Adzopé
Légende/ Diomandé Prince, président de la Coopérative des transporteurs de la Mé lors de son intervention.
51e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) à Yaoundé- Patrick Achi( PAN) : « La Côte d’Ivoire continuera de porter une Francophonie parlementaire utile »
Le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, conduit une délégation de députés et de sénateurs ivoiriens qui prend part aux travaux de la 51e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf), organisée à Yaoundé, au Cameroun.
Depuis le mardi 7 juillet, Yaoundé, la capitale camerounaise vit au rythme de cette grande rencontre parlementaire francophone qui réunit près de 400 parlementaires issus des États et gouvernements ayant le français en partage. Au cœur des échanges figurent notamment la diplomatie parlementaire ainsi que les grands défis sécuritaires, climatiques et démocratiques auxquels sont confrontés les pays de l’espace francophone.
Les parlementaires entendent renforcer leur concertation afin de promouvoir des réponses communes à ces enjeux. Les travaux ont débuté par la réunion du Bureau de l’Apf, à laquelle Patrick Achi a pris une part active.
À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la coopération parlementaire francophone : « La Côte d’Ivoire continuera de porter une Francophonie parlementaire utile, fondée sur le dialogue, la solidarité et l’action, au service de nos peuples. »
Les travaux se poursuivront jusqu’au dimanche 12 juillet, avec comme temps fort la cérémonie officielle d’ouverture prévue ce vendredi. Les différentes sessions se tiennent dans les locaux de l’Assemblée nationale et du Sénat du Cameroun.
Le Cameroun assure actuellement la présidence de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, sous la conduite de l’honorable Hilarion Etong, Vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun.
Ayoko Mensah avec sercom
Groupe consultatif consacré au financement du Pnd 2026-2030 -Les partenaires s’engagent sur 47 820 milliards de Fcfa
Les partenaires techniques et financiers se sont engagés le 8 juillet 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à hauteur de 27 820 milliards de Fcfa soit 80 milliards de dollars au terme de la première journée du Groupe consultatif sur le Plan national de développement (Pnd 2026-2030). À l’occasion, le vice-Président de la République, Tiemoko Meyliet Koné, représentant le Chef de l’État, Alassane Ouattara, a exprimé la gratitude de l’exécutif ivoirien à l’ensemble des partenaires qui ont décidé d’accompagner la Côte d’Ivoire sur sa stratégie quinquennale. Tiemoko Meyliet Koné a également promis que le gouvernement s’engage à poursuivre le dialogue avec le secteur privé pour l’amélioration continue du climat des affaires.
« L’État ivoirien tient cette rencontre avec une vision claire, des priorités structurées, des réformes crédibles et des projets porteurs de transformation. En retour, bien évidemment, il attend de l’ensemble des partenaires, des institutions financières et du secteur privé, un accompagnement renforcé, afin de donner à ce nouveau plan, les moyens de sa pleine réussite », a dit le Vice- Président Tiémoko Meyliet
Dans son discours de cadrage, le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a expliqué aux investisseurs que la Côte d’Ivoire est l’endroit où il faut investir. À la question de savoir pourquoi il faut investir en Côte d’Ivoire, le Chef du Gouvernement a indiqué que « la réponse réside dans la convergence entre notre position stratégique, la solidité de nos fondamentaux, la crédibilité de notre gouvernance et les opportunités qu’offrent la nouvelle phase de notre développement ».
Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement poursuivra les réformes destinées à améliorer continuellement le climat des affaires, à renforcer la sécurité juridique des investissements, à moderniser l’action public et à faciliter la réalisation des projets structurants.
Les partenaires techniques et financiers saluent « une vision claire »
Au dire d’Ousmane Diagana, le Groupe de la Banque mondiale s’engagera notamment dans le développement de chaînes de valeurs dans l’agriculture, l’industrie et les services. Mais aussi dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, le capital humain, la mobilisation des capitaux privés, l’intégration des enjeux de résilience économique, de transition énergétique, de transformation numérique et de bonne gouvernance. Il a aussi salué le courage du gouvernement pour avoir sollicité le secteur privé à hauteur de 70,2 % des ressources nécessaires.
Du côté des partenaires techniques financiers, le son est bon et l’accord est parfait. Les présidents des Groupes de la Banque africaine de développement (Bad), Dr Sidi Ould Tah et de la Banque islamique de développement (Bid), Dr Muhammad Sulaiman Al Jasser, se sont également engagés à accompagner le Pnd 2026-2030. L’adhésion de l’Union européenne et du Système des Nations unies a été exprimé respectivement par l’ambassadeur Irchad Razaaly et Amina Muhammed, vice-secrétaire générale.
Selon le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, la première journée des travaux est consacrée aux échanges avec les partenaires au développement autour de la vision du gouvernement, des priorités du Pnd, les conditions de sa mise en œuvre, les panels thématiques, les animations de 48 stands par les structures d’Etat porteuses de projets et d’opportunités d’investissements et les annonces de financement des partenaires au développement. A noter que Pnd 2026-2030 évaluée à 114 838,5 milliards Fcfa d'investissement, dont environ 70 % sont attendus du secteur privé.
Bamba Mafoumgbé
Vie d’entreprise - La CIE aux côtés de la SMCI pour faire rayonner l'excellence scientifique africaine
À l’occasion du cinquantenaire de l’Union mathématique africaine (UMA), la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) a une nouvelle fois confirmé son engagement en faveur de l’excellence, de l’éducation et du rayonnement scientifique de la Côte d’Ivoire en accompagnant la Société Mathématique de Côte d’Ivoire (SMCI) dans l’organisation des grandes rencontres panafricaines des mathématiques. Fidèle à sa vision d’entreprise citoyenne, innovante et moderne, la CIE s’est pleinement mobilisée pour contribuer au succès de cet événement historique, qui a rassemblé les meilleurs spécialistes et jeunes talents du continent.
La Côte d’Ivoire a accueilli successivement le 9ᵉ Symposium PAMOSTAR, consacré au renforcement de la recherche et de la formation en mathématiques, le 11ᵉ Congrès Panafricain des Mathématiciens (COPAM), placé sous le thème « Les mathématiques face aux défis de l’Afrique : de la théorie à la pratique », ainsi que les 33ᵉ Olympiades Panafricaines de Mathématiques (OPAM). Organisées à San Pedro et à Yamoussoukro dans le cadre du cinquantenaire de l’UMA, ces rencontres ont constitué un véritable carrefour d’échanges scientifiques et de valorisation de l’excellence africaine.
La cérémonie officielle de l’ouverture, organisée le 29 juin 2026 à Yamoussoukro, s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara. À cette occasion, le Directeur Général de la CIE, M. Jean Christian Turkson, a personnellement pris part à la cérémonie, témoignant ainsi de l’importance que l’entreprise accorde au développement des sciences et à la promotion de l’excellence en faveur de la jeunesse africaine.
Bien au-delà d’un simple appui institutionnel, la CIE a accompagné la Société Mathématique de Côte d’Ivoire sur l’ensemble des volets de l’organisation. L’entreprise a notamment apporté un important soutien logistique, mobilisé son expertise technique et mis à disposition ses compétences opérationnelles afin de contribuer au bon déroulement des différentes activités programmées tout au long de cette célébration panafricaine.
Cette mobilisation s’est également traduite par un déploiement territorial remarquable. À chaque étape des manifestations organisées à San Pedro et à Yamoussoukro, la CIE a activé ses Directions Régionales afin d’assurer un suivi de proximité et un accompagnement technique des équipes organisatrices. Cette coordination de terrain a permis d'apporter des réponses rapides aux besoins exprimés et de garantir des conditions optimales pour le déroulement des différents rendez-vous.
Cet engagement s’inscrit dans une continuité. En effet, la CIE n’en était pas à sa première collaboration avec la Société Mathématique de Côte d’Ivoire. Depuis plusieurs années, elle accompagne le Professeur Saliou Touré et les membres de la SMCI dans les nombreuses initiatives qui contribuent à promouvoir les mathématiques, à révéler les jeunes talents et à renforcer le rayonnement scientifique de la Côte d’Ivoire sur le continent africain. À travers ce partenariat durable, l’entreprise réaffirme sa conviction que l’investissement dans le savoir constitue un levier essentiel du développement.
Au-delà de son cœur de métier, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité démontre ainsi qu’elle entend jouer pleinement son rôle d’entreprise citoyenne, en soutenant les initiatives qui favorisent l’innovation, la recherche et l’excellence. En accompagnant le cinquantenaire de l’Union Mathématique Africaine et les grands rendez-vous scientifiques organisés en Côte d’Ivoire, la CIE a une nouvelle fois illustré sa volonté de contribuer à l’émergence d’une jeunesse ambitieuse, capable de relever les défis technologiques et scientifiques de demain. Parce qu’éclairer un pays, c’est aussi éclairer les intelligences, la CIE continue d’investir dans les talents qui construiront l’avenir de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
Bamba Mafoumgbé
Les mardis de NK/ Gouvernants invisibles, sociétés, sécrètes et pouvoir en Afrique- Entre traditions, ombres, lumières et responsabilité historique
En Afrique, le pouvoir ne s’est jamais résumé à ce qui se voit. Derrière le trône, il y a souvent la parole ancienne ; derrière l’autorité officielle, la mémoire des lignages ; derrière la décision publique, parfois l’influence discrète des cercles, des rites, des coutumes et des appartenances invisibles. Gouverner, sur le continent, a longtemps signifié composer avec le visible et l’invisible, avec l’État moderne et les autorités traditionnelles, avec la loi écrite et les codes anciens. Mais à l’heure des démocraties contemporaines, des réseaux sociaux, des exigences citoyennes et de la gouvernance transparente, une question se pose avec force : comment faire dialoguer les héritages spirituels, culturels et traditionnels avec l’exigence républicaine moderne, sans que l’invisible ne confisque le destin collectif ?
LE POUVOIR AFRICAIN N’A JAMAIS ÉTÉ UNIQUEMENT VISIBLE
Dans de nombreuses sociétés africaines, le pouvoir n’était pas seulement une fonction. Il était une charge sacrée. Le chef ne gouvernait pas uniquement par le décret ou la force ; il gouvernait aussi par la parole, le symbole, la mémoire et la légitimité reconnue par la communauté.
Autour de lui existaient des conseillers, des anciens, des gardiens de traditions, des détenteurs de savoirs, des initiés, des médiateurs entre le visible et l’invisible. Ces figures ne portaient pas toujours des titres officiels, mais elles pesaient sur les décisions.
Elles rappelaient au chef qu’il n’était pas propriétaire du pouvoir. Il en était seulement le dépositaire.
Cette conception contenait une grande sagesse : le pouvoir devait rester lié à une responsabilité morale. Gouverner, c’était préserver l’équilibre du village, protéger les vivants, respecter les ancêtres et transmettre un ordre social aux générations futures.
SOCIÉTÉS SECRÈTES : ENTRE RÉGULATION ET OPACITÉ
Les sociétés secrètes, les cercles initiatiques et les rites traditionnels ont souvent joué un rôle complexe dans l’histoire africaine. Il serait trop simple de les réduire à des réalités obscures ou inquiétantes. Dans plusieurs communautés, ils servaient à transmettre des savoirs, encadrer les jeunes, protéger les valeurs, régler des conflits, préserver la mémoire collective et maintenir une discipline sociale.
Mais toute force invisible peut aussi devenir une zone d’ambiguïté.
Lorsque l’initiation élève l’homme, elle devient école de responsabilité. Lorsqu’elle enferme le pouvoir dans l’opacité, elle devient instrument de domination. Lorsque le rite enseigne la maîtrise de soi, il éclaire la communauté. Lorsqu’il sert à intimider, exclure ou manipuler, il fragilise la société.
L’ombre et la lumière se côtoient donc dans ces univers. Comme le feu dans la case, la tradition peut réchauffer ou brûler selon l’usage qu’on en fait.
US ET COUTUMES : UNE MÉMOIRE À NE PAS MÉPRISER
La modernité africaine commettrait une grave erreur si elle méprisait les us et coutumes. Un peuple qui se coupe brutalement de ses racines devient vulnérable aux vents étrangers. Les traditions sont des bibliothèques vivantes. Elles portent des leçons de justice, de solidarité, de retenue, d’honneur, de parole donnée et de respect du bien commun.
Sous l’arbre à palabres, l’objectif n’était pas toujours de punir. Il était souvent de réparer. Le conflit n’était pas seulement une affaire entre deux individus ; il concernait l’équilibre de toute la communauté.
Cette vision demeure précieuse pour l’Afrique contemporaine. Dans des sociétés parfois fragmentées par la politique, l’argent, les réseaux sociaux et les rivalités identitaires, les traditions peuvent rappeler une vérité essentielle : nul ne devient grand seul.
Mais la tradition ne doit pas devenir un refuge contre la loi. Elle doit dialoguer avec la République.
LA CONQUÊTE DU POUVOIR : ENTRE MYTHE, STRATÉGIE ET RÉALITÉ
En Afrique, la conquête du pouvoir reste parfois entourée de récits, de symboles et de croyances. Certains y voient la main des réseaux, des confréries, des cercles fermés, des bénédictions anciennes ou des pactes invisibles. Ces représentations disent quelque chose de profond : le pouvoir demeure perçu comme une force qui dépasse l’individu.
Mais le danger apparaît lorsque cette perception nourrit la peur, la fatalité ou la manipulation. Un peuple qui croit que tout se décide dans l’ombre risque de perdre confiance dans les institutions visibles. Une jeunesse qui pense que le mérite ne suffit jamais finit par douter de la République. Une démocratie qui laisse prospérer l’idée que les urnes ne sont qu’un décor fragilise sa propre légitimité.
Le pouvoir moderne doit donc sortir de la brume. Il doit être conquis par les idées, l’organisation, le mérite, le projet, la confiance et la capacité à servir.
L’EXERCICE DU POUVOIR : LE VISIBLE DOIT RÉPONDRE DEVANT LE PEUPLE
La grande exigence de notre époque tient en un mot : redevabilité.
Dans les sociétés anciennes, le chef était jugé par la prospérité du village, la paix des familles, l’abondance des récoltes et la confiance des anciens. Aujourd’hui, le gouvernant est jugé par les citoyens, les institutions, les résultats, la transparence et la qualité de la vie publique.
Aucune influence invisible ne doit se placer au-dessus de l’intérêt général. Aucun réseau ne doit remplacer les institutions. Aucun cercle ne doit confisquer la souveraineté populaire.
La République moderne exige que le pouvoir soit lisible, contrôlable et responsable. Là où l’opacité s’installe, la méfiance grandit. Là où la méfiance grandit, la cohésion nationale s’affaiblit.
LES POUVOIRS D’AUJOURD’HUI : NOUVELLES OMBRES, NOUVELLES LUMIÈRES
Les sociétés secrètes d’hier ne sont plus les seules formes d’influence invisible. Aujourd’hui, d’autres forces agissent dans l’ombre : groupes économiques, réseaux numériques, algorithmes, influenceurs, lobbies, plateformes, marchés financiers, puissances étrangères, désinformation organisée.
Le pouvoir invisible n’a pas disparu. Il a changé de visage.
Hier, il pouvait être initiatique. Aujourd’hui, il peut être technologique, financier, médiatique ou géopolitique.
L’Afrique doit donc apprendre à lire ces nouveaux rapports de force. Car celui qui ne comprend pas les pouvoirs invisibles de son époque devient facilement leur instrument.
LA SAGESSE : RÉCONCILIER TRADITION ET RÉPUBLIQUE
La voie d’avenir n’est ni le rejet brutal des traditions ni leur sacralisation aveugle. Elle est dans la réconciliation intelligente.
L’Afrique doit garder la sagesse de ses coutumes, mais refuser les abus commis en leur nom. Elle doit respecter les anciens, mais protéger la liberté des jeunes. Elle doit valoriser les rites qui éduquent, mais combattre les pratiques qui humilient ou manipulent. Elle doit reconnaître les autorités traditionnelles, mais affirmer la primauté de la loi républicaine.
Une tradition qui élève mérite d’être protégée. Une tradition qui opprime doit être interrogée. Une tradition qui rassemble devient patrimoine. Une tradition qui divise devient danger.
L’APPEL : QUE L’INVISIBLE SERVE LA LUMIÈRE
Le véritable enjeu n’est pas de nier l’invisible. Toute société possède ses profondeurs, ses symboles, ses mémoires, ses codes et ses influences discrètes. Le véritable enjeu est de savoir au service de quoi ces forces agissent.
Servent-elles la paix ou la peur ?
Servent-elles la communauté ou quelques intérêts fermés ?
Servent-elles l’élévation des consciences ou la domination des hommes ?
Servent-elles la Nation ou les clans ?
L’Afrique de demain aura besoin d’un pouvoir qui assume ses racines sans s’y enfermer. D’une gouvernance qui respecte la tradition sans renoncer à la transparence. D’élites capables de comprendre que le vrai pouvoir n’est pas dans le secret, mais dans la confiance.
Car au fond, un pouvoir devient grand lorsqu’il n’a plus besoin de se cacher pour être respecté.
Et peut-être est-ce là la grande leçon de notre temps : les sociétés les plus solides ne sont pas celles qui effacent leurs traditions, mais celles qui les transforment en sagesse publique, en éthique de gouvernance et en lumière pour l’avenir.
✍? Par Norbert KOBENAN
« Le pouvoir qui s’enracine dans la sagesse sert la communauté ; celui qui se cache dans l’opacité finit toujours par fragiliser la Nation. »
Religion / Sortie sur le site Hamaoullah d’Adzopé- Pensées pieuses pour le Chérif de Nioro et pluie de bénédictions pour la paix
C'est dans une ferveur hautement spirituelle que le Site de la détention de Cheick Hamahoullah à Adzopé, a accueilli plusieurs fidèles musulmans de la Communauté Tidjanite le dimanche 5 juillet 2026, dans le but d'une Ziara (sortie spirituelle). Premiers à arriver sur les lieux : les Bassamois conduits par Oumar Kafano. Près d’une centaine de personnes.
Un peu plus tard, ce groupe sera rejoint par la Branche spirituelle Djiguiya d’Attecoubé présidée par Koné Abdoulaye. Environ 200 fidèles. Le site a même refusé du monde. Au total, ce sont donc environ 300 fidèles qui ont effectué cette sortie sur le site ou était détenu leur maitre spirituel, Cheick Hamaoullah, le Chérif de Nioro. Il est bon de savoir que Checikna Amala Diakité, l’un des gardiens du Temple, était au four et au moulin en vue de réserver un accueil chaleureux à tout ce beau monde.
Après les salutations d’usage, Place a été faite à la lecture de plusieurs versets Coraniques jusqu’à midi pour la pause déjeuner. Après la prière de 13 heures, la phase des bénédictions a commencé pour prendre fin jusqu’à 16 heures. La bénédiction finale a été faite par Yahaya Kanté, le guide de la Branche spirituelle Djiguiya. Tour à tour, il a fait des bénédictions pour les fidèles ayant effectué ce déplacement. A ses bénédictions, le guide a associé toute la Côte d’Ivoire, avec un point d’honneur pour tous les membres du gouvernement. Cheick Kanté a eu une pensée profonde pour le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara.
Il n’a pas non plus oublié ses hôtes, les gardiens des lieux et tous les rappelés à Dieu. L’orateur a eu des pensées pieuses pour les victimes des dégâts des pluies diluviennes d’Attecoubé et celles de tout le District autonome d’Abidjan. Il a souhaité prompt rétablissement aux blessés et ses condoléances à toute la nation. Cheick Kanté a fait des bénédictions pour tous les pays limitrophes. Il faut rappeler si besoin en était, qu’il a eu des pensées pieuses pour le Chérif de Nioro, Cheick Hamaoullah tout le long de son intervention.
Kone de Sayara
Gbobal Leadership by Women Summit à Marseille- La Première Dame, Madame Dominique Ouattara appelle la générosité des décideurs
C'est dans la ville portuaire du sud de la France, Marseille que la Fondation CMA CGM a organisé, ce lundi 6 juillet 2026, le " Global leadership by women summit 2026. C'est au 39 avenue corail plus précisément dans l’enceinte de l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM) que plusieurs décideurs et personnalités se sont données rendez-vous pour passer en revue la réduction des déséquilibres économiques, le renforcement des partenariats internationaux fondés sur la solidarité, la coopération et une croissance plus équitable.
Selon les organisateurs, ce sommet " rassemble des leaders engagés pour un impact concret face aux grands défis de notre temps .
C'est dans cette optique Madame Dominique Ouattara, Première Dame et Présidente de la Fondation Children Of Africa a été invitée à se prononcer sur le thème : « Les fondations, nouveaux lieux où se construit le bien commun dans un monde fragmenté »
Très attendue et devant un parterre de personnalités, Madame Dominique Ouattara a rappelé son brillant parcours de cheffe d'entreprise à la création de sa fondation. De l’acquisition et du développement du groupe immobilier AICI au groupe Jacques Dessange aux Etats Unis, spécialisé dans les produits et services de beauté, ces responsabilités qui ont forgé en elle cette belle maxime : « La réussite n’a de sens si elle est mise au service des autres ». C’est ainsi depuis 2011, date d’ascension de son Epoux à la magistrature suprême, Madame Dominique Ouattara s’est éloignée du milieu du business pour se consacrer uniquement à l’humanitaire.
Le public a pu ainsi écouter et voir les belles réalisations de la fondation Children Of Africa.
En effet, la Première Dame a notamment présenté les nombreuses réalisations de sa Fondation: construction d'établissements scolaires d'excellence, déploiement de bibliobus à travers la Côte d'Ivoire, distribution annuelle de milliers de kits scolaires, création de l'Hôpital Mère-Enfant Dominique Ouattara de Bingerville, prise en charge gratuite de nombreux enfants atteints de cancers pédiatriques, ouverture de la Maison de Vie pour les familles d'enfants hospitalisés, ainsi que plusieurs centres d'accueil destinés aux enfants en difficulté.
Elle a également rappelé son engagement en faveur de la protection de l'enfance à travers la présidence du Comité National de Lutte contre la Traite, l'Exploitation et le Travail des Enfants, ainsi que les actions conduites pour promouvoir une filière cacaoyère responsable, respectueuse des droits des enfants.
Convaincue que l'avenir des enfants est indissociable de celui des femmes, Madame Dominique Ouattara a évoqué le Fonds d'Appui aux Femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI), qui a permis à plus de deux millions de personnes de sortir de la pauvreté grâce au microcrédit. Elle a également mis en lumière la création de la Maison des Femmes « Safe Home » d'Adiaké, dédiée à l'accueil et à la reconstruction des femmes et jeunes filles victimes de violences.
Au-delà du bilan de ses actions, la Première Dame, Madame Dominique Ouattara a surtout lancé un appel fort à la communauté internationale. Face aux défis auxquels sont confrontées les nouvelles générations, elle a exhorté les dirigeants politiques, les chefs d'entreprise, les philanthropes et tous les acteurs du développement à consacrer une partie de leur réussite au bien-être des plus vulnérables. Selon elle, investir dans l'éducation, la santé, la protection des enfants et l'autonomisation des femmes constitue le meilleur levier pour bâtir des sociétés plus stables, plus prospères et plus équitables. « (...) La générosité lorsqu'elle est portée par une vision peut transformer des vies et impacter durablement des communautés.
Aux décideurs (...), j'aimerais vous encourager à consacrer autant que possible une part de votre réussite au bien-être de ceux qui n'ont pas la latitude de se construire seuls. Car il n’y a pas de petits gestes d’avenir, il n'y a que de grandes actions humaines à conduire ".», a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l'assemblée, résumant ainsi sa vision d'un leadership fondé sur la solidarité, la responsabilité et l'engagement au service des autres.
EL Hadj Bamba Mafoumgbé
.png)